Le lac des morts vivants

Film de et avec Jean Rollin et avec Howard Vernon, Nadine Pascale, Pierre-Marie Escourrou...
Dès les premières minutes, nous sommes mis dans l'ambiance. Une jeune fille s'avance, se déshabille lentement sous une musique au synthé... Elle est nue, la caméra la dévore du regard de haut en bas, puis de bas en haut, en diagonale aussi... puis la jeune fille fait quelques brasses dans l'eau... (plan de la fille complétement nue)... là, tout spectateur se dit qu'il s'est trompé de cassette... et bah non... ne zappez pas, vous êtes bien sûr Le lac des morts vivants du seul réalisateur français qui ose faire des films fantas-triques, le beau, le grand Jean Rollin (ici, sous le pseudo de J.A. Lazer, oui... parfois la honte nous rattrape.)
Du pourquoi les morts vivants apparaissent à ce moment là... on en sera rien. (parce qu'il y avait une caméra pour filmer?) Pas plus que du pourquoi toutes les personnes qui se baignent dans ce fameux l'acte sont des filles et sont toujours nues... mystère. (Moi, je vous dit que c'est une question d'esthétique... et puis franchement, vous vous en plaignez?) Ni du pourquoi les morts vivants sont peints en verts? (parce que ce sont des pères vert!) C'est donc vraiment un film qui fait réfléchir en laissant des questions insoutenables sans réponses...
Une "sanglante histoire de zombies, aux effets spéciaux particulièrement gores" nous annonce la jaquette, preuve que en France même si on a pas les moyens, on a de l'humour car pour toutes effets gores on aura droit qu'à des morts vivants (peints en vert je le rappelle, avec la peinture qui se fait la malle sur certains plans.) qui s'excitent sur le cou de demoiselles (rarement des messieurs...) tout en recrachant du sang pour nous faire croire que le sang provenait des filles... NB : On n'oubliera pas (???) aussi la présence au générique d'un grand nom du cinéma européen, le tout aussi grand, le tout aussi beau Jesus Franco...