Déjà-vu

Publié le par Arkham

Film de Tony Scott avec Denzel Washington, Jim Caviezel, Paula Patton, Val Kilmer...

Un homme enquête sur un attentat ayant été perpétré sur un ferry. L'enquête le conduit sur le meurtre d'une femme ayant été commis deux heures avant l'événement. Des faits troublants se passent. (Ses empreintes sont partout dans l'appartement de la jeune femme, il entend sa voix sur le répondeur de cette même femme...) Une cellule spécialisé du FBI prend contacte avec lui. Ceux-ci disposent d'un moyen de voir le passé, ou plutôt d'avoir une fenêtre sur ce qui s'est passé. Peu à peu en enquêtant, notre homme tombe sous le charme de la femme qui est censé mourir.

Déjà-vu traite (ou aurait dû traiter) du paradoxe temporelle. Malheureusement, l'histoire très vite change en un mélo très vite indigeste. Je pense que vous l'avez deviner en lisant le résumé que je viens de faire, Denzel va tout faire pour empêcher le meurtre de cette femme. Mais voilà pendant les 3/4 du métrage, il est prouvé par A+B que le passé, ne peut être changé et jusque dans les dernières minutes, toute la mécanique est huilé pour que le final soit digne de L'armée des 12 singes, un autre grand film sur le sujet. Mais voilà, la mécanique bien huilé s'écroule dans les dernières minutes avec une fin certe moins tragique mais en total inadéquation avec tout ce qui as suivit.

D'autre part, Tony Scott, qui sur son précédent film Domino n'avait pas fait l'unanimité mais qui avait au moins le mérite d'expérimenter à tout va, reste pour Déjà-vu le cul entre deux chaises. Certains passages sont filmés à la Tony Scott de Domino ou de Man on fire et le reste est d'un classicisme qui dans l'ensemble ne casse pas quatre pattes à un canard. (On note quand même une certaine volonté de garder la caméra en mouvement, mais bon, sur quelques séquences ça passe, au bout d'un moment, ça gave.)

Le choix de tourner en Nouvelle-Orléans est lui aussi très intéressant. Mais est plombé par un américanisme à deux balles. (un panneau dans la première séquence déclare même : Katthrina nous a rendu plus fort).

Au final, on a un petit film qui ne fera pas date mais qui reste tout de même présentable.

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Publié dans Film

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