Cléopâtre (Cleopatra) (1934)
Réalisé par Cecil B. DeMille
Ecrit par Waldemar Young et Vincent Lawrence
d'après une étude de Bartlett Cormack
Produit par Cecil B. DeMille pour Paramount Pictures
Musique de Rudolph G. Kopp et Milan Roder
Lumière de Victor Milner
Avec Claudette Colbert, Warren William, Henry Wilcoxon, Joseph Schildkraut, Ian Keith...
Durée : 1h40
Origine : USA
Noir et blanc
1934
Cléopatre, reine d'Egypte est envoyé dans le désert par son frère Ptolémé avec ordre de ne pas revenir en Egypte. Mais celle-ci revient faire la cour à César pour sauver sa vie. Mais les sénateurs à Rome, voyant les ambitions de César grandir, ne sont pas tout à fait d'accord avec ceux-ci....
Construit presque en deux parties, l'histoire de Cléopatre avec César et l'histoire de Cléopatre avec Marc-Antoine, ce film à grand spectacle est presque le symbole du film à grand budget des années 30 aux Etats-Unis.
Personnage féminin totalement écervelé, racisme latent et exotisme de pacotille... tout y passe dans un balais qui aujourd'hui prête à sourire. En créant une Cléopatre totalement nunuche et clairement inférieur aux hommes, Cecil B; DeMille dresse en filgramme une vision du monde relativement machiste ou seul les hommes peuvent gouverner.
César est décrit comme un homme d'ambition ayant une attitude difficilement excusable... tellement il est borné (j'étais presque content lors de sa mise à mort... en hors champ, censure oblige).. et puis Marc-Antoine, rendu fou par le pouvoir.
On en sera pas beaucoup plus sur Cléopatre, manipule-t-ell les hommes? ou tombe-t-elle juste facilement amoureuse du moindre général qui passe? on ne le saura pas et rien y fait pour nous y aider.
Reste des plans magnifiques que seules les grosses productions hollywoodiennes pré-numériques puissent donner et une séquence d'un érotisme sulfureux qui pourrait choquer ceux qui ne voyait en DeMille que le réalisateur puritain des fantasisies bibliques comme les Dix Commandements, je veux parler de la séquence du don fait à Marc-Aurèle où des filles lui sont offertes dans un filet de pêcheur... la séquence continue en voyant des femmes déquisés en panthèse se faire dompter au fouet (???)
En bref, un film d'époque à prendre avec des pincettes.