La quatrième dimension - Le film (Twilight zone - the movie)

Publié le par Arkham


Réalisé par Joe Dante, John Landis, George Miller et Steven Spielberg
Ecrit par John Landis, Richard Matheson, Melissa Matheson et Robert Garland
d'après des écrits de George Clayton Johnson, Jerome Bixby et Richard Matheson
d'après la série de Rod Serling
Produit par Jon Davison, Michael Finnell, Kathleen Kennedy, John Landis et Steven Spielberg pour Warner Bros Pictures
Musique de Jerry Goldsmith
Lumière d'Allen Daviau, John Hora et Stevan Larner
Avec Dan Aykroyd, Albert Brooks, Vic Morrow, Doug McGrath, Charles Hallahan...
Durée : 1h41
Origine : USA
1983




Des habitants d'une maison de retraite qui retrouve leur jeunesse. Un raciste qui devient ce qu'il déteste le plus. Un petit garçon capable de faire ce qu'il veut par la pensée et un homme voyant une créature sur l'aile de l'avion qui le transporte. Voilà ce que nous propose ce film à sketch.


Très prisés il y a quelques années (et il semblerait que cela revienne en force aux Etats-Unis...) le film à sketch à cette particularité de pouvoir être inégale. Ainsi même si l'un des passages ne nous convient pas forcément le suivant peu nous intéressé.
Le prologue est d'une banalité confondante, deux hommes dans une voiture essaye de se faire peur.. bien sûr c'est celui qui n'est pas réellement humain qui gagne.
Le 1er segment est tout aussi banale. John Landis nous fait suivre un raciste se retrouvant dans la peau d'un juif dans l'allemagne nazi, d'un noir au temps du KKK, d'un viet' pendant la guerre du Vètnam. Trop démonstratif pour être honnête. Trop sage et trop convenue pour être intéressé il est avec le suivant le point faible de cette anthologie.
Le 2ième ségment se passe dans une maison de retraite et est réalisé par un Steven Spielberg en petite forme. Mais on a la chance d'y voir un Scatman Crothers en très grande forme campant un papy offrant une nuit de jeunesse aux pensionnaires d'une maison de retraite. L'appel à l'enfance étant toujours une constante dans les films de Spielby le choix d'un tel scénario n'est pas une réelle surprise... mais l'absence réelle d'enjeux font que celui-ci est très inintéressant.
Le 3ième ségment est réalisé par Joe Dante et relève sérieusement le niveau. Celui-ci nous conte l'histoire d'une institutrice rencontrant par hasard un jeune garçon capable de tout modifier par la pensée, de faire apparaître des objets... etc... etc... bien sûr comme tout petit garçon les reproches qu'on lui fait ne sont pas toujours très pris et les réactions sont plutôt... violentes. C'est vraiment selon moi le meilleur des sketchs de l'ensemble. La peur des réactions de l'enfant et l'aspect "cartoonesque" que Dante donne aux lubies de l'enfant est très intéressantes.
Le 4ième ségment est une plongée dans la paranoïa initié par George Miller. Un homme angoissé par les voyages en avion voit sur l'aile de l'appareil une créature qui dézingue les moteurs... réalité ou hallucination? Bien sûr cela reste classique... le passager reste seul contre tous à croire qu'il à toute sa tête.
Série importante dans l'histoire de la télévision, la quatrième dimension réunissait les meilleurs écrivains de la science-fiction (Matheson qui officie dans ce film était déjà présent sur la série), là, ce film à l'avantage de regrouper 4 des meilleurs réalisateurs anglophone en activité à l'époque. Ce qui donne un intérêt supplémentaire à la vision de ce film.

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Publié dans Film

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