Au coeur de la nuit (Dead of night)

Publié le par Arkham


Au coeur de la nuit (Dead of night) (1945)
Réalisé par Alberto Cavalcanti, Charles Crichton, Basil Dearden et Robert Hamer
Scénario de John Baines et Angus MacPhail
avec des dialogues additionnelles de T.E.B. Clarke
d'après des histoires de H.G. Welles, E.F. Benson, John Baines et Angus MacPhail
Produit par Michael Balcon pour Ealing studios
Musique de Georges Auric
Lumière de Jack Parker, Stanley Pavey et Douglas Slocombe
avec Mervyn Johns, Roland Culver, Mary Merrall, Googie Withers, Frederick Valk...
Durée : 1h42 (1h17 aux USA et 1h35 en Allemagne)
Origine : Grande-Bretagne
Noir et blanc
1945
Prix du meilleur scénario au festival de Locarno en 1946


Un architecte est appelé dans une maison de campagne afin de la rénover. Mais une fois sur les lieux, il s'aperçoit qu'il a déjà vu la maison et ses occupants dans un rêve récurrent. Rêve se terminant toujours en cauchemar. En attendant la suite des événements (et pour essayer de convaincre un médecin sceptique présent), les invités racontent des histoires où la frontière entre le possible et l'impossible est inexistante.



Film à sketch anglais à l'époque où le fantastique anglais était encore balbutiant (la Hammer vivote encore avec des films d'espionnages), Dead of night est certainement le meilleur film fantastique de l'époque. Injustement oublié en France pour cause d'une "nouvelle vague" détestant le fantastique anglais. (on se souviendra de l'accueil des premiers Dracula de la Hammer... aujourd'hui considéré comme des classiques mais hier dénigré comme pas possible... d'ailleurs le fantastique est toujours dénigré en France).
Véritable rêve éveillé, Dead of night est presque le film à sketch ultime. Mélangeant les éléments de la peur avec le comique noir (l'histoire des golfeurs -d'après une nouvelle d'H.G. Welles- jouant une femme au golf, le perdant revenant hanté le gagnant qui avait triché...) d'où surnage l'interprétation de Michael Redgrave dans le rôle d'un ventriloque manipulé par sa marionnette.
D'une audace rare pour l'époque (voir par exemple la conclusion de la trame principale), Dead of night mérite emplement une re-vision plus de 60 après sa sortie.
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Publié dans Film

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