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Histoire du cinéma

Jeudi 7 décembre 2006 4 07 /12 /2006 22:54

L'expressionnisme Allemand est un mouvement artistique ayant eu lieu en Allemagne au début du siècle dernier. Malheureusement le terme expressionnisme étant légèrement foutraque (on y range à peu près tout et n'importe quoi...) je préfère le terme de Calligarisme, du Cabinet du dr. Caligari (Robert Wiene, 1919), film marquant un tournant majeur dans l'histoire du cinéma.

Le cabinet du dr. Caligari n'est, disont le clairement, pas un bon film. La réalisation est plate, le jeu d'acteur mauvais. Ce qui est nouveau est le décor. (Les Parisiens peuvent d'ailleurs aller voir le décor de ce film à l'expo sur le cinéma expressionniste à la cinémathèque française). C'est un décor tortueux fait de circonvolution, essayant de montrer par ce procédé la psyché des personnages. On peut rappeler que les théories de Freud étaient encore neuves à cet époque, et donc à la mode.

Autres signes distinctifs du calligarismes... les sujets abordés. En enfet, on remarquera très vite que les sujets des films se rapportent toujours à l'insécurité (et oui!!! encore d'actualité!) on y voit presque toujours un meurtrier (M le maudit (1931, Fritz Lang), Le cabinet des figures de cire (1924, Paul Leni)) et le scientifique est un savant fou (Dr. Caligari donc, Dr. Mabuse (1922, Fritz Lang), Métropolis (1927, Fritz lang aussi)), un brin démago et populiste. Ces films ont certainement facilité l'ascension d'Hitler au pouvoir. (Ce qui avec ce qui se passe actuellement n'est pas rassurant, les journaux télé ayant remplacé les films... l'idée est la même, le style en moins.)

D'ailleurs n'en déplaisent à certain qui voyait dans M le maudit, une critique de la société allemande de l'époque et disent de ce film qu'il est contre la peine de mort, je les engagent à revoir le dernier plan du film... M, une fois récupéré au dernier moment par la police (et donc sauvé de la peine de mort que la population/les SS selon certaines lectures avaient prescrites), un plan sur deux braves femmes vient clore le film, l'une d'elle s'écrit "Et maintenant il va falloir mieux surveiller nos enfants..." lancé avec un regard lourd de sens... (du genre, ah la police, c'est plus ce que c'était, il faut vraiment qu'une poigne de ferme prenne tout ça en main...). Ce que je viens de bondir, en fera sûrement sursauté plus d'un (j'espère que vous avez assez de hauteur de plafond) Je ne suis malheureusement pas le seul à pensé ça, Goebels l'ayant clairement formulé dans son journal (et allant même plus loin, déclarant que Lang deviendra LE cinéaste nazie. Heureusement pour nous, Lang a préféré s'expatrier plutôt que de se griller en levant le bras.)

Etrangement, c'est les nazies qui mirent fin au Calligarisme (L'art dégénéré comme ils l'appellaient). Et c'est d'ailleurs certainement en partie pour ça qu'on en parle encore aujourd'hui avec autant de ferveur. (je ne sais pas si ce serait le cas si il était un mouvement artistique sponsorisé par les nazies.)

Je pense avoir été quelque peu dur avec un style qui a le mérite au moins d'être neuf, et qui propose des films ayant un réel travail sur les décors. Mais on ne peut malheureusement pas occulté quel a été l'histoire de ce mouvement et sur quel thème il se base.

Par Arkham - Publié dans : Histoire du cinéma
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Mardi 12 décembre 2006 2 12 /12 /2006 21:42

Le slapstick (dont la tradition officielle est Burlesque) est un genre apparaissant très tôt au cinéma. Deux figures majeurs de ce style caractérisé par des films dont le scénario est inexistant, et où seul le gag compte.

D'abord celui que mon prof d'histoire du cinéma déclare comme étant le pape du burlesque, j'ai nommé Mack Sennett (1880-1960) qui a supervisé aux alentours de 1 000 films au cours de sa carrière. (Je rassure tout le monde, lorsque je dit films, je parle de court métrage....  Sennett a commencé comme comédien de thèâtre raté pui est devenu un metteur en scène de thèâtre qui ne vaut pas mieux pour enfin débarqué en 1908à la Biograph, où il commence  son travail de supervision de film.... (Depuis le début de ce paragraphe, j'emploie le terme de supervision car les diverses fonctions nécessaires à la mise en place d'un film n'était pas encore clairement défini, Sennett pouvait être scénariste, metteur en scène, acteur... tout ça à la fois, ou un de ceux là... on ne faisait pas encore clairement la différence...) En 1912, Sennett fonde la Keystone. En 17, il devient producteur à part entière. C'est à la Keystone que Sennett donnera ces lettres de noblesses au Slapstick. Il créé des gags irrationnelles mais garde des constantes qui perdureront par la suite. (les poursuites, les batailles de tartes à la crème, la destruction du décor à la fin...) C'est aussi à la Keystone qu'il "inventera" les premiers personnages récurrents avec les "Keystone cops", des flics débarquant comme si de rien n'était à un moment du métrage et se mettant à courir après le personnage principal. Puis (beacoup plus intèressant) les "Bathing beauties", des jeunes filles en petite tenue qui débarquent aussi inopinément mais ce coup-ci ce sont elles qui se font courser.

L'autre grand nom du slapstick est Joseph Francis Keaton (Buster Keaton) (1895-1966). Né d'une famille de comédien ambulant, son surnom provient du fait que petit, il était enfant-canon dans un numéro. Il rencontre après la première guerre mondiale Fatty Arbuckle (un gros comique de l'époque) avec lequel il s'associe et en 1919 sort "Fatty et Malec mécano" (Malec, c'est lui!) puis voyant que le métrage marche plutôt pas mal, il fonde seul les "Buster's Keaton comedies" et en 1920 sort "Ce crétin de Malec...", il aura un succès considérable avec de nombreux films et se lancera en 23, dans les longs-métrages, il en réalisera 4 (Les 3 âges (23), Sherlock Jr. (24), Le mécano de la générale (26) et Le caméraman (29))

Malheureusement autant pour Sennett que pour Keaton, l'arrivée du son sera fatale. Si Sennett présent mais en retrait, Keaton lui ne s'en remettra jamais. Il ira de cure de désintox en cure désintox (avec quelques pasages par les pubs télé), il apparaîtra deux ultimes fois dans Sunset Boulevard (50) de Billy Wilder et dans Les feux de la rampe (52) de Chaplin. Et ce n'est que grâce à la sortie de son autobiographie qu'il ne mourra pas dans la misère.

Par Arkham - Publié dans : Histoire du cinéma
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Vendredi 5 janvier 2007 5 05 /01 /2007 17:40

S'il est bien un genre qui ne peut que difficilement être différencié du continent sur lequel il a germé, c'est bien les dai kaiju eiga ("films de monstres géants" en VF). Genre aussi bien souvent cantonné à son spécimen le plus connu... Godzilla. Retrospective la plus exhaustive que je puisse faire de tous les films avec des monstres géants asiatiques avec tout plein de gens en costumes qui piètinent des maquettes...

Suivant les sources, il semblerait que tout commence par le Godzilla d'Inoshiro Honda (54) mais on retrouve des traces de monstre géant bien avant sur le continent nippon... et l'influence pourrait bien venir d'Amérique. Un monstre géant américain, ça ne vous dit rien? Si... bien sûr, Kink Kong. En 1938 soit 5 ans après la sortie en 33 du King Kong américain sort King Kong appears in Edo. Selon certaines sources d'ailleurs le film aurait été tourner en 34, en réaction au film américain. Mais voilà, au dernière nouvelle, il ne reste aucune copie de ce film.

Il faudra attendre Godzilla pour que le genre prolifère réellement. En 54 sort Godzilla. Le succès est considérable pourtant là aussi l'influence est américaine.... "les essais nucléaires américainé d'une part, mais aussi Le monstre des temps perdus d'Eugène Lourie (53), si les techniques différent (pas de types dans un costume), l'histoire est sensiblement la même. (Un essai nucléaire révelle un monstre endormi, les militaires sont impuissants face à la bête, critique de la science... etc... etc...). Violemment anti-américain, le premier Godzilla montre un gros lézard qui cherche à terrifier (aujourd'hui ça marche pas très bien sur ce plan là j'en ai peur.

En 55, c'est Le retour de Godzilla qui voit le jour. C'est le numéro deux de la série donc deux monstres ont dû se dire les producteurs. Godzilla se verra confronter (à contre coeur puisque lui préférant le casser de maquette) à Angilas (ou Angurus suivant les versions) un porc-épic géant.

En 56, c'est Rodan qui fait son apparition. (en fait leurs apparitions) Les Rodan sont des espèces de ptérodactyles. Là, on est dans le tragique assumé. La folie des hommes est clairement la cause de l'apparition des monstres.

En 56 aussi, Le satellite mystérieux.

En 57, Prisonnières des martiens. Voit apparaître un robot géant du nom de Mogera qui croisera plus tard (en 95) la route de Godzilla, pour l'heure Mogera est un roboty envoyé par des Envahisseurs pour ravager la Terre.

En 58, Varan, the unbelievable. Avec Varan.

 

 

En 59, Tuko sa madre kakaw est un film Philippin. Un gecko géant ravage tout ce qu'il trouve. A part quelques photos ce film semblent définitivement perdu.

En 61, Mothra. On sort totalement de la série des Godzilla. Mothra est une mite géante. Elle vit sur une île mythique, gardée par deux gardiennes liliputiennes qui poussent parfois la chansonnette (hélas). Mothra est un monstre gentil, détruisant certe des immeubles mais n'hésitant pas à aller sauver un gamin si danger il y a.

En 62, King Kong contre Godzilla. Là, la série fait un revirement important. L'humour fait son apparition, peu à peu les scénario feront dans le portnawak, mais bon jusqu'à la fin on s'amuse alors.... Le costume du grand singe est racheté à la RKO. Une expédition trouve King Kong sur une île, le ramène à Tokyo et là... vous savez quoi? Le gorille s'échappe et se met à tout casser. En même temps, Godzilla est encore une fois réveillé... L'idée soit on envoie la bombe atomique (solution des militaires), soit on confronte les deux monstres qui s'entre-tueront... (solution des scientifiques)... Ce sera la deuxième solution qui sera prôné.

En 62, Gorath se fait jour. Là, un corps céleste menace de détruire la terre, les scientifiques ont comme idée de poser des super-réacteurs à l'un des pôles mais voilà, la construction réveille un morse géant....

En 64, Godzilla versus the thing. La chose... c'est Mothra. Godzilla attaque un de ses oeufs, c'est normal qu'elle/il s'énerve.

La même année, Ghidrah, the three –Headed monster. Voit Ghidrah débarquait sur terre. Ghidrah est un monstre ailé à trois têtes. Ghidrah est d'ailleurs l'un des rares monstres japonais a rester méchant tout au long de sa carrière. Et pour combattre un tel monstre quoi de mieux, que trois autres? Quelles monstres pourra nous sauver? Godzilla, bien sûr mais aussi Mothra, (sous sa forme de larve) et Rodan, un pterodactyle. On notera que l'envahisseur est étranger, nos trois challengers sont des monstres bien de chez nous...

La même année toujours, Ataragon. Apparition d'Ataragon et de Manda, un serpent géant.

Et aussi, Dagora, the space monster.

En 65, Invasion planet X. Ghidrah, qui a lâchement fui après sa défaite du précédent film est retrouvé sur la planète X (dans la constellationY?). Mais voilà, la planète X se révèle habité. Les X-iens nous demandent de l'aide. Nous trop content d'avoir trouvé des amis, on leur envoie Godzilla et Rodan pour se charger de la bête. Mais voilà les félons X-iens les capturent et nous renvoient les trois.

La même année, Frankenstein conquers the world. Directement en provenance d'Allemagne nazie, le coeur du monstre de Frankenstein arrive à Hiroshima, celui-ci est irradié, un jeune garçon l'ingère et devient une sorte de monstre de Frankenstein géant. Il combattra une pieuvre géante, et Baragon, un saurien.

Toujours en 65, apparaît Gamera the invincible. Une tortue géante qui dans son histoire a beaucoup de ressemblance avec Godzilla. Dans son origine, réveillé par des essais nucléaires et dans ses envies de détruire le décor.

En 66, Ebirah horror of the deep. Cette fois Godzilla est confronté à Ebirah (un homard géant.... faut voir pour le croire.) Après environ 1h20 d'incantation Mothra débarque enfin pour aider nore héros. (ça! c'est un pote!)

La même année, Gamera versus Barugon. La tortue géante se frite avec un saurien. Pas n'importe lequel puisqu'il s'agit de Baragon provenant de Frankenstein conquers the world. La Daei a piqué le monstre à la Toho, et simplement changé une lettre.

Toujours en 66, Gamera refait son apparition dans Gamera versus Barugon. La tortue géante rencontre cette fois un saurien d'au moins 70 tonnes.

Toujours en 66, La guerre des monstres voit s'opposer Sanda un géant mi-homme mi-singe à Gailah... un géant mi-homme... mi-singe (mais cette fois-ci élevé dans un milieu aquatique, c'est pas pareil...) on y voit aussi une pieuvre géante... Intéressant et intelligent La guerre des monstres est l'un des rares Kaiju à se placer du point de vue des monstres... humains. Véritable créatures de Frankenstein à la recherche d'eux-même.

Et aussi, Majin, Le retour de Majin, Le dernier combat de Majin, Les monstres attaquent et Les monstres de l'apocalypse.

En 67, La planète des monstres. Voit l'apparition du fils de Godzilla, de Spiga (une araignée géante) et de trois mantes religieuses géantes (pas de noms pour celles-là... désolé). Si vous doutiez encore que c'est des films faits pour le fun, regardez les jeux de jambes des mantes géantes... c'est presque du Zizou.

La même année, La revanche de King Kong. King Kong revient cette fois-ci pour affronter Gorosaurus, une sorte de t-rex ainsi qu'un King Kong cybernétique...

La même année toujours, The X from outer Space, seul Kaiju de la firme Shochiku sort en salle. Cela début comme un film de SF basique mais se termine par l'arrivée sur terre de Gilala, une créature made in space bien sûr.

Encore en cette belle année 67, la Corée du Sud fait parler d'elle. Yonggary apparaît réalisé par un certain Kim Ki-Duk (n'ayant aucun rapport avec celui qu'on connaît!).

Quelle belle année, cette année 67, puisque Gamera y fait sa troisième apparition avec Gamera versus Gaos. Notre tortue préféré réveille un monstre croisement entre une chauve-souris et un ptérodactyle (mon dieu que c'est moche!)

67, année merveilleuse puisque surgit Gappa, le descendant de Godzilla de la boîte japonaise Nikkatsu responsable de beaucoup de Pink Movie (oui, les films érotiques...) en y voit des reporters travaillant pour un mag appelé Playmate mais tout de suite on arrête de saliver parce que il n'en ait rien petit cochon, les journalistes sont là pour ramener des animaux rares... ils débarquent sur une île où vit les Gappa (père, mère et fiston...) La tromperie du titre est flagrante puisque si Gappa ressemble un peu à Godzilla, il n'en a pas le bec... (ou plutôt Godzilla n'a pas le bec de Gappa.)

Toujours en 67, le bien space Itoka, le monstre des galaxies voit le jour, imaginez Godzilla avec une tête triangulaire aplatie et deux antennes au-dessus.

En 68, Les envahisseurs attaquent. La plupart des monstres apparus apparaissent ici pour se foutre sur la gueule... (quoi, une invasion extra-terrestre? Non, ça c'est qu'une excuse pour expliquer pourquoi ils reviennnet tous d'un coup...) Enfin, l'action est international. (oui, franchement, tous au Japon ça le faisait moyen!). Fait notable, le fils de Godzilla a enfin un nom... Minya.

La même année, Gamera versus Viras est le combat entre Gamera et des envahisseurs extraterrestres qui combattent avec l'aide d'une créature ressemblant à une seiche avec des tentacules.

En 69, Godzilla's revenge ou comment ré-utilisé les films précédemment faits, bidouillé tout ça sans réel souci de cohérence (la photographie qui change suivant les plans, et d'autres....) C'est en fait, le rêve d'un jeune garçon qui est propice à des petites histoires.

La même année, Gamera versus Jiger est certainement l'un des plus marrants. Gamera combat une espèce de sanglier qui lance des projectiles de ninjas (véridiques!)

Et aussi Gamera versus Guiron.

En 70, Les envahisseurs de l'espace voit une entité extra-terrestre investire une pieuvre, puis une araignée de mer et enfin une tortue... qui tous deviennent géante une fois l'entité en eux.

En 71, Godzilla versus the Smog Monster. Ce smog monster est en fait Hedorah, un monstre formé à partir de divers déchets industriels. La morale écologique a bien entendu la part belle.

La même année, Daigoro versus Goliath montre un hippopotame géant (si si) n'hésitant pas à donner des coups de pied sautés dans la tranche d'un méchant géant venu de l'espace.

Toujours la même année, Gamera versus Zigra. Gamera croise la route d'une espèce de requin qui marche...

En 72, Objectif Terre, mission apocalypse. Une invasion encore. Gigan (une sorte de rapace avec defenses et oeil-rayon laser) et Ghidrah sont "employés" par les envhisseurs. Godzilla à la rescousse, cette fois-ci aidé par Angilas.

En 73, Godzilla 80. Du côté des méchants, Gigan et Megalon (un insecte géant à moitié robotisé avec foret à la place des bras) et du côté des gentils, Godzilla et Jet Jaguar (un robot évolutif).

En 74, Godzilla contre Mekanik Monster. Godzilla rencontre son double mécanique et il pète un boulon. En fait, c'est des méchants envahisseur qui ont fait un faux Godzi pour soulever l'opprobre sur celui-ci. (ouh les méchants!)

En 75, Les monstres du continent perdu. Suite de précédent Godzilla. Un sous-marin recherche les restes du Mekanik monster et là ils tombent nez à nez avec un Titanosaure (un dinosaure, quoi!) dirigé par ces felons d'extra-terrestres. Promptement ré-assembler le Mekanik Monster est chargé de combattre la bête, mais celle-ci à le dessus. Ré-apparaît Godzilla qui sauvera à nouveau la Terre.

En 76 (date à confirmer) Hong-Kong se met dans les rangs avec Le colosse de Honk Kong (ou Goliathon ou The mighty Peking man) qui n'est autre qu'une nouvelle version de King Kong opportuniste (en effet, le nouveau King Kong de De Laurentiis pointe son nez.)

En 77, The last dinosaur, montre une équipe de scientifique débarquant sur une île peuplée de dinosaure préhistorique. Le sujet n'est effectivement pas typiquement japonais mais les types qui piètinent des maquettes en costume... si!

On reste dans les dinosaures avec la même année Les monstres de la préhistoire est une histoire avecun plésiosaure et un ptérodactyle qui débarque et qui se mettent à becquetter de l'humain, puis disparaissent quand on les cherche, puis ré-apparaissent, puis re-disparaissent...

En 78, The Bermuda depths est un film sur une tortue géante et de sa gardienne humanoïde.

La même année, The legend of the dinosaurs montrent un Tokyo ravagé par des créatures préhistoriques.... (note : deux au total)

En 79 (date à confirmer) voit apparaître la série des Krai Thong provenant de Thaïlande. C'est une histoire de crocodile géant.

En 80, sort Gameka et les trois Super Women (ou Gamerak et les trois Super-Womens ou plutôt en VO Super Monster Gamera), c'est un film étrange mal foutu car composé des précédentes aventures de Gamera mixé avec des scènes avec les trois super-womens... qui n'en branlent pas une tout au long du film, ça valait bien le coup d'avoir de jolis costumes...

En 84, Godzilla est relooké. Cette fois-ci on arrête les c.... Godzilla redevient un méchant. L'humour n'est plus recherché. Il est aussi à noter que cette version ne sera pas diffusé aux Etats-Unis. (Vous ne voulez tout de même pas vous remettre en question tout de même?) d'ailleurs plus aucun autre Godzilla ne sortira aux USA.

En 85 (date à confirmer), la Corée du Nord entre dans la danse. Comme chacun sait le dictateur Kim Jong-Il est un cinéphile averti (il a d'ailleur écrit plusieurs livres à ce sujet...) et donc voici Pulgasari (le nom de la bête). La genêse du projet est elle très intéressante. Kim Jong-Il aurait kidnappé le réalisateur sud-coréen Shin Sang-Ok (il est revenu depuis, en fait certaines villaines langues aurait dit qu'il se serait rendu de son plein gré...)

En 89, Godzilla versus Biollante. Godzilla nouvelle formule combat Biollante, un monstre végétal.

En 91, Godzilla versus King Ghidorah. Venant d'un futur, une armée (d'origine américaine) débarque et permet la re-création de Ghidorah.(ou Ghidrah suivant les copies). Mal en point, Ghidrah irat dans le futur se requinquer un peu, et reviendra sous la forme de King Ghidorah (aka avec une jolie armure et tout plein d'option.)

En 92, Godzilla versus Mothra, hier allié, cette fois ennemi. Maintenant l'histoire de Mothra est reprise depuis le début. Les deux gardiennes de Mothra sont maintenant d'origine extra-terrestre (et elles chantent toujours.... hélas encore). Dans ce film apparaît Battra, le double maléfique de Mothra. Une mite comme elle mais tout de noir vêtue.

En 93, Godzilla versus MechaGodzilla. Godzilla rencontre une nouvelles fois un double cybernétique. On y (re)trouve aussi Rodan et un fils de Godzilla cette fois appelé BabyGodzilla. Un peu plus ressemblant que le précédent fils.

La même année, la Corée du Sud refait parler d'elle avec Young-gu and Princess Zzu-Zzu montrant un garçon débile qui récupère un oeuf de dinosaure... la maman (dinosaure, bien sûr!) n'est pas contente et se met à tou casser...

En 94, encore de Corée du Sud, Tirano's claw est encore un film avec des créatures pré-hystériques.

En 95, Godzilla versus Space Monster. Verra encore une fois arrivé sur Terre un monstre géant mécanique du même type que lui. (Qu'est-ce qui se passe? Les scénaristes auraient-ils finalement une panne d'inspiration?) le bien nommé Mogera, et aussi un méchant alien nommé Space Godzilla qui est un croisement (selon l'histoire) d'une cellule de Biollante et d'une cellule de Godzilla. (si si... ils se sont croisés en 89....)

La même année, aurait dû sonner le glas du Godzilla japonais avec Godzilla versus Destoroyah. (Que celui qui a dit "enfin" sorte tout de suite!) Les raisons de cette arrêt sont bassement économique, les Godzilla nouvelle génération, ne sont plus intéressant financièrement et de plus le Godzilla américain sé profile à l'horizon... et la Toho détient les droits de celui-ci sur le territoire japonais. Las, le film, bien que faisant un énorme succès au box office n'est qu'un mauvais requiem pour le roi des monstres.

La même année toujours, la tortue géante Gamera ressort du placard avec Gamera, the guardian of the universe. Histoire sûrement de garder le champ libre aux monstres géants sur les écrans nippons. Gamera est ici confronté à Gyas, un nemesis un peu craignos.

En 96, Gamera 2. Suite au succès du précédent, la tortue géante rempile. Cette fois-ci Gamera se penche sur le cas de Légion un monstre trois fois plus gros que lui.

En 98, la bombe Gamera 3 : Revenge of iris sort en salle) à la même période que le désastreux Godzilla de Roland Emmerich, la différence est très net. De plus Gamera 3 se paye le luxe de montrer des corps déchiquetés... et des scènes plutôt gore... face au propret film américain pourtant beaucoup plus friqués, Gamera 3 fait office de chef d'oeuvre.

La même année, Dark soldier D est un mélange de Mecha et de Kaiju eiga.

Toujours la même année, Giant monsters appears in Tokyo est étonnant, on y parle d'un monstre géant... mais on ne le verra jamais directement...

En 99, suite au désastre américain, Godzilla revient avec Godzilla millenium. Une nouvelle fois, Godzilla est relooké (avec de belles crêtes du plus belle effet mais malheureusement pour faire bouger tout ça....) Godzilla pour se nouveau départ croisera la route d'une créature alien. (qui n'est pas resté dans les mémoires...).

La même année en Corée du Sud sort le remake de Yonggary qui, fait rare, fera le tour du monde (il est même disponible en viédo chez nous, c'est dire!)

En 2000, Godzilla versus Megaguirus. L'épisode millenium ayant plutôt bien marché (en tout cas beaucoup meux au Japon que le film américain...) Godzilla revient combattre Megaguirus. (Une créature provenant d'un trou noir....)

En 2001, sort sur les écrans nippons Godzilla, Mothra and King Ghidorah : Giant Monsters All-Out Attack, film qui été censé être le chant du cygne du gros lézard. IL n'en sera bien évidemment rien.

En 2002, Godzilla versus Mechagodzilla. Pour ceux qui ont suivis jusqu'ici (d'abord chapeau les gars...) et qui ont bien suivi... oui, c'est bien un presque remake d'un film de 93... le godzilla du nouveau millénaire rencontre un Mechagodzilla lui aussi re-touché...

La même année sort Nezulla. Une expérience scientifique tourne mal et tada... un monstre géant apparaît....

En 2003, Tokyo S.O.S. est encore un film de Godzilla. Cette fois-ci le film est plus considéré comme un en-cas en vue du suivant... censé être le dernier. Alors dans celui-là, on y redécouvre Mothra qui se bat contre Godzi. Les connaisseurs vous le diront... bof bof.

En 2004, Godzilla final wars sort. C'est le dernier Godzilla (que je connaisse à ce jour... petite précision quand même...) Et nous autres spectateurs français (ou plutôt parisien... oui, dsl) avons eu la chance de le voir sortir dans une salle sur Paris en 2005. (J'ai assisté à l'avant première dans une salle bondée... le film pourtant ne resta qu'une seule semaine à l'affiche.) Réalisé par Kitamura (Versus, Alive...) l'histoire est encore une fois une histoire d'invasion, avec des exta-terrestres utilisant les monstres géants pour foutre le boxon, mais heureusement Godzilla est réveillé pour nous sauver. Si la part belle est faite à Godzilla, il est à noté que pour une fois les personnages humains sont moins timorées avec par exemple des combattants génétiquement modifiés.... bref, du tout bon...

La même année, la Thaîlande nous gratifie d'un Garuda, un oiseau humanoïde provenant de la culture locale...

En 2006 est sorti The host, un film nord coréen. Effectivement, on est loin du costume puisque le monstre est en CGI mais on peut remarquer les similitudes dans le sujet avec le Godzilla original. Une erreur d'origine américaine engendre un monstre ravageant un pays qui n'en a guère besoin. Les militaires ne sont que des vastes pantins.

Attendu en 2007, Negadon, the monster from Mars. Le pitch est alléchant : une équipe d'exploration venant de Mars revient sur Terre et s'y crache. Un monstre gigantesque sort des décombres de l'appareil... vous croyez vraiment qu'il y aura une sortie française?

Prochainement aussi, D-war. Selon la note d'intention, ça sera un mélange entre Star wars, Le règne du feu et l'héroic-fantasy.

Par Arkham - Publié dans : Histoire du cinéma
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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /2008 20:37

L'annonce est tombé. "Martyrs", le prochain film de Pascal Laugier écope d'une interdiction aux moins de 18 ans (décision qui sera soumise à l'approbation de Christine Albanel, ministre de la culture.) Ce sera la première fois (comme le souligne Le Monde daté du mercredi 11 juin 2008) qu'un film d'horreur français subira cette classification.
Car il n'y a aucune illusion à ce faire, la sortie du film a d'ors et déjà été repoussé (celle-ci était prévue pour le 18 juin) et on peut s'attendre à ce que cela soit une sortie confidentielle. Si l'on rajoute que son passage télé est fortement compromis... l'avenir du cinéma de genre français est plus qu'incertain.
Le film a pourtant circulé dans de nombreux festivals (recueillant bonnes et mauvaises critiques), est déjà sorti aux USA (d'où il sortira en DVD cet été.), a été prévendue dans une quarantaine de pays... sans pourtant que dans aucun d'eux, une classification aussi dure, n'est été appliqué. (Et pourtant en matière des classifications, celle des USA n'est pas tendre...)
Selon Richard Grandpierre (Producteur du film), celui-ci ne "serait pas plus violent" que "funny games" ou "la passion du Christ" qui ont eu droit à une interdiction aux moins de 16. Mais il faut malheureusement chercher ailleurs...
La classification, interdit aux moins de 18 ans n'existe officiellement que depuis 2001, date de sortie du film "Baise-moi". En effet, le film qui contenait des scènes fortement pornographiques pouvait aussi prétendre à être catégorisé comme film d'auteur... et donc devait avoir une diffusion restreinte mais sans que sa classification soit X.
Depuis, deux autres films ont eu cette classification... "Quand l'embryon part braconner", un classique japonais des années 60, dont je me posais la question déjà de sa classification. Ainsi que le film d'horreur Saw 3, qui lui aussi m'avait paru suspect.
C'est d'ailleurs du côté de ce dernier exemple qu'il faut aller (désolé ma critique de Saw 3 étant tombée aux oubliettes... Il m'est impossible de vous donner un lien.) Saw 3 voyait un Jiggsaw s'en prenant à un père de famille dont la fille avait été tué dans un accident de la route... celui-ci devait choisir entre laisser mourir ou sauver les responsables (de l'accident ou de l'acquittement)... le père laissant crever ces personnes...
La violence était identique au précédent épisode, ce qui changeait, c'était que cette fois-ci, on touchait à la sécurité routière et on pointait du doigt le fait que les familles des victimes n'étaient pas à même de parler de justice... (si si) et lorsque nous avons un président pour qui "La justice est faite pour soulager les victimes" (il l'a dit en aout 2007 à l'hôtel de police de Bayonne) ainsi que des associations de "familles de victime" ayant une profonde influence (et surtout une forte présence médiatique)... le message a dû mal à passer.
Et pour Martyrs, alors? N'étant pas encore sortie en France (et ne l'ayant pas encore vue... oui, je sais, je me ramolli)... je vous laisse voir le trailer (sous-titré en anglais)... et ainsi vous pourrez-vous faire une idée de la portée politique et du pourquoi il a été interdit... (attention certaines images peuvent choquer... donc passer à la suite si vous êtes choquables...)


Martyrs trailer
envoyé par masalladeorion

D'ors et déjà une manifestation "contre cette censure" est prévue vendredi rue de Valois à Paris. (si si)
Par Arkham - Publié dans : Histoire du cinéma
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