Mercredi 20 décembre 2006
Difficile de passer à côté d'un tel homme. Véritable source d'inspiration pour certain, ou objet de répugnance pour d'autre. Stanley Kubrick a marqué d'une empreinte indélébile le cinéma... en seulement 13 films, 2 reportages et 1 pub (j'ai décidé d'être précis....)
Au tout début, le jeune Stanley était photographe (en tout cas, ce qui l'a rendue un tant soit peu connu était une photo d'un kiosquier, l'air triste le jour de la mort de Roosevelt, photo qu'il a vendu au magasine Look. Magasine qui l'emploiera pendant 4 ans. Et puis en auto-didacte, il s'intéressera au cinéma.
1951 : Day of the fight : Documentaire de 16min sur Walter Cartier. Ce film retrace la journée de Walter Cartier (Je ne l'ai pas vu!)
1951 : Flying padre : Documentaire de 9 min sur le révérent Fred Stadtmueller, un missionnaire qui pilote un avion pour rejoindre ses diverses paroisses. (pas vu non plus!)
1953 : The seafarers : Film promotionnel de 30 min pour le "Seafarer's log", un journal maritime (si si) (pas vu non plus)
1953 : Fear and desire : Premier vrai long métrage de Kubrick. Très difficile à trouver puisque Kubrick l'aurait très vite retiré de la circulation dès qu'il l'avait pu. La légende veut que Kubrick est pleuré devant la première projection tellement il le trouvait mauvais. Mais comme toute légende...
1955 : Le baiser du tueur (Killer's kiss) : Bon ok ce film et le suivant ne sont pas resté dans les mémoires parce que bon... c'est pas vraiment génial. Une histoire de boxeur qui tombe amoureux d'une danseuse.
1956 : L'ultime razzia (The killing) l'histoire d'un hold-up qui tourne bien mais lors d'un partage un nouveau larron se pointe tue la moitié du casting principaux et charge est donné à l'autre moitié de venger la moitié morte. Mouais.
1958 : Les sentiers de la gloire (Paths of glory) : A partir de ce moment là, Kubrick enchaînera les chefs d'oeuvre (ou en tout cas les bons films). Les sentiers de la gloire fut longtemps interdit en France (bah oui, faut quand même pas nous remettre en question!!!). Charge sur la stupidité des généraux envoyant les hommes au front comme de vulgaires pions. Les sentiers de la gloire n'a jamais été vraiment égalé sur le sujet. (Perso, j'aime bien Johnny s'en va-t-en guerre de Donald Trumbo... mais bon, les sentiers... c'est bien aussi)
1960 : Spartacus : Film de commande avant tout. Ce film a permis une prise de conscience de Kubrick... du genre : "Si je fais un film, faut que je sois le producteur, on me fera moins ch***" et à partir de ce moment tout c'est film seront produit par lui. Spartacus, véritable véhicule pour sa star Kirk Douglas est quand même un très bon péplum.
1962 : Lolita : Comment adapter l'ouvrage sufureux de Nabokov? Avec l'aide de Nabokov lui-même pardi! Lolita garde tout de même un parfum de scandal après toutes ces années, véritable jeu de manipulation entre l'enfant et l'adulte. D'aucun y ont vu un livre (et un film, quoique le film est moins prononcé sur ce sujet) sur la pédophilie, ils auront raison mais passeront à côté de subtilités qui reste très actuels. (et oui, l'enfant et son mythe de l'innocence vole en éclat.)
1963 : Docteur folamour ou comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer la bombe (Doctor Strangelove or......) : Selon moi, ce film n'a tout de même pas très bien vieilli (bien que certains passages restent très actuels d'autres feront baillés beaucoup de spectateurs aujourd'hui.) mais le message est concret, actuel. Comment ne pas remarquer que la stupidité est universel? Il fallait avoir du courage pour filmer ça au cours de la guerre froide.
1968 : 2001, l'odyssée de l'espace (2001, a space odyssey) date importante dans l'histoire de la science-fiction. Plus une expérience sensitive que narrative faut dire. (Il m'a fallut la lecture de l'ouvrage d'Arthur C. Clarke pour comprendre quelque chose.) Les images sont sublimes et poétiques.
1971 : Orange mécanique (A clockwork orange) : Chef d'oeuvre de chez chef d'oeuvre. (pour ma part je me suis longtemps assimilé au personnage principale d'Alex... non je suis pas taré... si un peu quand même!) On nage dans un autre monde. Où l'apparat est roi. (bref, dans un certain sens, Kubrick était visionnaire sur le sujet....)
1975 : Barry Lyndon : Ascension et chute d'un jeune homme dans l'Iralnde du XVIIIème siècle. Ah ce film, avec les fameux objectifs de la NASA (qui permettent de filmer à la bougie). Véritable fresque sur l'envie d'avoir et d'être.
1980 : Shining (The shining) : Adaptation libre du livre de Stephen King. Jack au lieu de devenir fou par l'intermédiaire de la demeure hanté est fou dès le début de l'histoire.... une partie du drame s'envole. Reste que filmé par Kubrick, l'horreur a une autre dimension.
1987 : Full metal jacket : Film en deux parties très distinctes. D'un côté l'entraînement hyper éprouvant de truffion en caserne puis ces mêmes truffions sous le feu de l'action. Autre charge de Kubrick sur la guerre. (Un petit plus pour la partie avec le sergent instructeur... ça c'est la claque.)
1999 : Eyes wide shut : Sorti posthume pour ce film. Conspué par certain mais c'était normale vu son sujet. En gros nous avons tous des pulsions sexuelles plus ou moins controllés. Cela n'a pas fait plaisir à tout le monde.
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