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Film

Mercredi 6 décembre 2006 3 06 /12 /2006 18:41

Film de Martin Campbell avec Daniel Craig, Eva Green et Mads Mikkelsen

Il est bien évidemment conseillé d'avoir vu le film avant de lire ce qui va suivre... mais je suppose que vous savez déjà que James Bond gagne toujours à la fin.

Les James Bond m'ont appris deux choses. Dans un premier temps, toujours se méfier des femmes (chez James Bond, une sur deux est une traîtresse... dans la vraie vie, c'est bien plus...) et dans un second temps, qu'avoir des poils sur le torse (alors que la mode voulait une épilation intégrale) n'était pas nécessairement repoussoir à fille. A la vision de ce dernière opus, mes certitudes tombent à l'eau. (plouf!)

C'est un nouveau Bond qui est arrivé sur nos écrans, loin des anciens. D'ailleurs c'était le but affiché en adaptant la première histoire de James Bond à l'écran (au moins 3 autres Casino royale existent la plus mémorable est une version parodique datant de 67 avec le grand David Niven dans le rôle), une véritable relecture en somme.

Alors bon ou pas? bah moite moite. Ceux qui aiment les films d'action et qui s'en foutent de la psychologie des personnages crieront banco, les autres iront crier au blasphème, à la crise de jeunisme. Ceux-là n'auront malheureusement pas tout à fait tort.

Bond grâce à ce nouvel opus devient le plus américain de tous les espions anglais. Difficile après ça de le différencier des autres gros bourrins du cinéma ricain. Il est tout aussi dommage de voir que ce produit (difficile de parler autrement) à été formaté pour faire plaisir à un maximum de personnes .Aux garçons, pour Eva Green et l'aspect actionner de l'ensemble et aux filles pour les pectoraux de Daniel Craig tellement exhibé qu'on dirait qu'il nous fait un coming-out. D'ailleurs il est amusant de voir que l'homosexualité de Bond est enfin assumé (maintenant je comprend mieux comment il fait pour traiter ainsi les bombes qu'il croise au cours de ses aventures.)

Il est comme je l'ait dit précédemment certain que James Bond est devenu américain, tout au niveau physique (gay friendly!!) qu'au niveau thématique car le méchant de l'histoire n'est autre que le banquier des terrorristes. (si si) qui on l'apprend à la fin appartient à une vaste organisation du crime (l'axe du mal, non c'est pas ça!) ayant un but pour le moins nébuleux. (un truc entre le chaos sur terre ou dominer le monde sûrement).

Bref, un film qui détend les neurones.

Par Arkham - Publié dans : Film
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Mercredi 6 décembre 2006 3 06 /12 /2006 18:44

Dessin animé de Satoshi Kon avec les voix de Megumi Hayashibara, Toru Emori, Katsunosuke Hori...

Difficile de comprendre parfaitement un tel anime. Dans un futur proche, un scientifique invente une machine permettant d'entrer dans les rêves (à but psychothérapique). Mais plusieurs de ces machines sont volés... et peu à peu la population de Tokyo subit un cauchemar éveillé... Atsuko Chita, la collègue de l'inventeur de cette machine enquête avec l'aide de son double onirique (Paprika) pour faire la lumière sur cette affaire.

Comme dans la plupart des animes japonais des multiples entrés sont possibles. Rien n'est simple. La question révélateur d'ailleurs est lancé par Paprika d'ailleurs à son double dans le monde réelle en l'interrogeant sur lequel des deux est celui qui as le plus de légitimité. Puis tout se brouille, le rêve devient le réel et le rêve étrangement réel. Les cartes se brouillent. Paprika et Atsuko se rencontre, s'entraide mais l'une est cachée dans l'autre. L'une est l'autre. Chacune aime pourtant un homme différent, chacune a un comportement différent... rien n'est simple.

De l'autre côté, du côté des hommes, il y a Tokita, un génie restant enfant, véritable nounours boulimique qui est aimé d'un amour sincère par Atsuko, il y a cet inspecteur bourré de remords, ne pouvant avancer qui est aimé par Paprika. L'inspecteur et Tokita sont deux opposés, tout comme sont opposés Paprika et Atsuko. Et puis, il y a tous les autres personnages, tous gardent au plus profond d'eux même une faille qui peuvent s'avérer dangereuse lorsque leurs désirs sortent du domaine onirique.

Il y ait effectivement question de désir dans ce film, du désir intime. Quoi de plus intime qu'un rêve d'ailleurs? Ce que l'on rêve au plus profond de soi et que l'on cherche parfois à cacher. Rêve de grandeur, rêve de puissance mais aussi rêve d'amour et de paix.

J'incite tout le monde à aller voir ce film, réalisé par le même qui a fait Paranoïa agent et Tokyo Godfather.

Par Arkham - Publié dans : Film
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Dimanche 10 décembre 2006 7 10 /12 /2006 19:12

Film de Allan Holzman avec Jesse Vint, June Chadwick, Dawn Dunlap...

Il est des films où la vision en version française est plus conseillé que la version original... Mutant est de ceux-là. Film américain sorti en 1982, dont un écriteau placé au début nous dit que ce film a gagné deux prix (dont un pour les effets spéciaux)... l'autre n'est certainement pas un prix d'interprétation, ni le prix du scénario. D'ailleurs le simple nom de Roger Corman comme producteur devrait réjouir les connaisseurs.

L'histoire? Un mercenaire de l'état (ou un truc approchant) est envoyé sur une planète aride où une équipe de scientifique vient de créer un mutant qui ne pensent qu'à les becquetter (normal!). Inutile de vous dire que les dialogues volent bien bas et que je me suis fortement poilé. (Un exemple : Imaginez une belle fille en peignoir qui sort de sa chambre et qui lance à notre héros... "Il paraît que ous êtes le meilleur tireur de la galaxie. Est-ce que vous tirez partout?" (Sur la planète où elle est, elle ne connaissait certainement pas l'existence du rédacteur de ces quelques lignes...)).

Mutant est le genre de film, où il faut laisser son cerveau au vestiaire. Mais, c'est aussi ça, le cinéma.

Par Arkham - Publié dans : Film
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Mercredi 13 décembre 2006 3 13 /12 /2006 15:34

Film de Robert H. Oliver (sous le pseudo de Ramiro Oliveros sur certaine copie) avec Rossano Brazzi, Michael Dunn, Luciano Pigozzi...

Sortie sous divers titre (Le château de l'horreur, L'homme de néandertal... bref, un peu tout et n'importe quoi...), ce film de 1976 est un incroyable nanar (dans le sens noble du terme.... si ce sens noble peut exister...). L'histoire se situe en Italie (normal, c'est un film italien...) dans un petit village où des hommes pré-historiques survivent encore cachés dans des grottes (ils sont deux... et deux hommes en plus, signe que c'est bien la fin.) L'un d'eux est tué par des villageois mais c'était sans compter sur le comte Frankenstein (qui habite un château non loin de là) qui décide de le ramener à la vie. Pour cela, il kidnappe le cadavre d'une villageoise (j'ai pas compris pourquoi mais il le fait). Mais les villageois s'apercevant qu'un corps a disparut du cimetierre commence à se douter qu'un truc pas net est en train de se dérouler, des traces de pas d'un nain sont trouvés sur les lieux du forfait (si si l'inspecteur brandit fièrement le moulage de la trace de pas... Regardez bien tous, c'est un minimoy qui as fait le coup...) et comme le seul nain des environs travaille pour Frankenstein... Le nain, d'ailleurs, vient de se faire virer (car en plus d'être nain, il est lubrique, vicieu et complétement con.... mais surtout lubrique.), seul il s'alliera avec un homme pré-historique (celui qui reste) pour ourdir sa vengeance...

Le nain est joué par Michael Dunn, (Miguelito Loveless dans Les mystères de l'ouest... la série pas le nanar avec Will Smith), c'est d'ailleurs la seule personne de connût pour le reste, il faudra se contenter d'un certain Boris Lugosi (???) dans le rôle d'un des hommes de Néandertal.

Le château de Frankenstein est un film fauché (et ça se voit) dont on peut se demander dans quel état était le scénariste. Difficile de sauver quelque chose d'un tel film (si... les actrices principales, pudiques mais sexy.) ou on s'amuse devant des personnages caricaturaux et des maquillages outranciers (le look de l'homme de néandertal ré-animé).

Bref, qu'est-ce qu'on s'amuse...

Par Arkham - Publié dans : Film
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Mercredi 13 décembre 2006 3 13 /12 /2006 16:01

Film de Tony Scott avec Denzel Washington, Jim Caviezel, Paula Patton, Val Kilmer...

Un homme enquête sur un attentat ayant été perpétré sur un ferry. L'enquête le conduit sur le meurtre d'une femme ayant été commis deux heures avant l'événement. Des faits troublants se passent. (Ses empreintes sont partout dans l'appartement de la jeune femme, il entend sa voix sur le répondeur de cette même femme...) Une cellule spécialisé du FBI prend contacte avec lui. Ceux-ci disposent d'un moyen de voir le passé, ou plutôt d'avoir une fenêtre sur ce qui s'est passé. Peu à peu en enquêtant, notre homme tombe sous le charme de la femme qui est censé mourir.

Déjà-vu traite (ou aurait dû traiter) du paradoxe temporelle. Malheureusement, l'histoire très vite change en un mélo très vite indigeste. Je pense que vous l'avez deviner en lisant le résumé que je viens de faire, Denzel va tout faire pour empêcher le meurtre de cette femme. Mais voilà pendant les 3/4 du métrage, il est prouvé par A+B que le passé, ne peut être changé et jusque dans les dernières minutes, toute la mécanique est huilé pour que le final soit digne de L'armée des 12 singes, un autre grand film sur le sujet. Mais voilà, la mécanique bien huilé s'écroule dans les dernières minutes avec une fin certe moins tragique mais en total inadéquation avec tout ce qui as suivit.

D'autre part, Tony Scott, qui sur son précédent film Domino n'avait pas fait l'unanimité mais qui avait au moins le mérite d'expérimenter à tout va, reste pour Déjà-vu le cul entre deux chaises. Certains passages sont filmés à la Tony Scott de Domino ou de Man on fire et le reste est d'un classicisme qui dans l'ensemble ne casse pas quatre pattes à un canard. (On note quand même une certaine volonté de garder la caméra en mouvement, mais bon, sur quelques séquences ça passe, au bout d'un moment, ça gave.)

Le choix de tourner en Nouvelle-Orléans est lui aussi très intéressant. Mais est plombé par un américanisme à deux balles. (un panneau dans la première séquence déclare même : Katthrina nous a rendu plus fort).

Au final, on a un petit film qui ne fera pas date mais qui reste tout de même présentable.

Par Arkham - Publié dans : Film
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